Pays d'origine : États-Unis, Californie. * * * * * *
Fondation : 1938.
Fondateurs : Max Ponder et John Best.
Nom Vivitar : apparu dans les années 1960, puis devenu le nom officiel de l'entreprise en 1979.
Objectif à la réputation solidement établie, il se distingue par une excellente qualité de fabrication. Cette optique faisait figure de référence en macro. Sa formule optique repose sur 5 éléments répartis en 4 groupes, avec traitement multicouche (MC). Sa longueur varie de 80 mm à 135 mm une fois entièrement déployée, avec un filetage de filtre de 62 mm. Il offre un rapport de reproduction de 1:1 pour un poids d'environ 315 g.
Acquis il y a quelques années pour un tarif raisonnable, autour de 70 €, son prix a fortement augmenté ces dernières années. Au vu des performances qu'il délivre, cette hausse n'a rien de surprenant et ne semble pas prête de s'inverser.
Dès f/2,8, le piqué est remarquable, mais la profondeur de champ reste très limitée, ce qui peut être contraignant en macro. À f/5,6, elle devient plus exploitable, bien que toujours relativement réduite. Les ouvertures f/8 et f/11 offrent une profondeur de champ idéale, mais au prix d'une perte de luminosité qui complique la mise au point et le placement précis de la zone de netteté. En résumé, il faudra faire des choix avant de déclencher.
La lentille frontale étant légèrement en retrait, l'objectif se montre peu sensible aux lumières parasites en utilisation non macro. Il s'avère également très performant hors macro, notamment en portrait, où il rivalise sans difficulté avec de nombreux objectifs manuels de focale équivalente.
Il produit des images contrastées, bien définies, avec une restitution des couleurs fidèles à la réalité.
Monté sur un hybride comme le S1, mais aussi sur l'OMD-E-M1, et le GF2 il reste relativement léger, mais son utilisation en macro devient encore plus délicate sans trépied. Une fois cette contrainte maîtrisée, il constitue un excellent compagnon pour la photographie en balade, grâce à son encombrement réduit et sa légèreté.
Le bokeh est généralement doux et esthétique. Cependant, en présence de feuillages en arrière-plan, les hautes lumières peuvent révéler la forme angulaire du diaphragme, peu flatteuse. Ce phénomène est courant sur les objectifs à iris peu lamellés. On peut regretter que Vivitar n'ait pas opté pour un diaphragme plus circulaire, comme sur certains Jupiter, Carl Zeiss ou ISCO.
Cela dit, il suffit d'éviter ces situations… ou au contraire d'en tirer parti selon le rendu recherché.
Au final, cette optique est un véritable bijou de précision, capable de produire des images macro de très haut niveau. Son prix actuel, souvent supérieur à 200 €, me semble pleinement justifié. Je le redis sans hésitation : c'est un excellent objectif.
Si vous le possédez, et bien gardez-le !