Le Nikkor ED 180 mm f/2,8 AI-S est un téléobjectif fixe Nikon à mise au point manuelle, produit principalement de 1981 à 2005. C’est une optique réputée pour son piqué, son ouverture lumineuse et son très beau rendu.
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Caractéristique |
Valeur |
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Monture |
Nikon F AI-S |
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Focale |
180 mm |
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Ouverture |
f/2,8 à f/32 |
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Construction |
5 lentilles en 5 groupes |
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Verre spécial |
1 élément ED |
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Diaphragme |
9 lamelles |
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Mise au point minimale |
1,8 m |
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Filtre |
72 mm |
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Angle de champ en 24×36 |
13°40′ |
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Poids |
environ 760 à 800 g |
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Stabilisation |
aucune |
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Pare-soleil |
intégré, télescopique |
Ces caractéristiques en font un objectif relativement compact pour un 180 mm f/2,8, mais son poids reste conséquent en raison de sa construction métallique et de sa grande ouverture.
À l’époque, le verre ED, Extra faible Dispersion représentait un progrès important chez Nikon. Il réduit les aberrations chromatiques, particulièrement visibles sur les branches, les plumages ou les sujets contrastés. La formule à cinq lentilles est simple, mais très efficace.
Ses points forts sont généralement :
très bon piqué au centre dès f/2,8 ;
excellent contraste à partir de f/4 ;
aberrations chromatiques bien maîtrisées pour une optique ancienne ;
rendu agréable des arrière-plans ;
faible distorsion ;
bonne résistance globale au flare, selon l’état du traitement et l’orientation de la lumière.
À pleine ouverture, il conserve une vraie utilité : portraits en lumière faible, animaux à distance, ou observation de la faune. En fermant à f/4 ou f/5,6, on gagne encore en homogénéité et en contraste, toujours très performant sur des capteurs numériques exigeants.
Pour la vidéo animalière, il possède plusieurs qualités intéressantes :
180 mm à f/2,8 : cadrage serré et belle séparation du sujet ;
ouverture suffisamment lumineuse pour conserver une vitesse élevée ;
mise au point très progressive grâce à une longue course de bague ;
bague de diaphragme mécanique pratique avec certains boîtiers et adaptateurs ;
absence de moteur et d’électronique : fonctionnement fiable et silencieux mécaniquement.
Sur un boîtier plein format comme le Panasonic Lumix S1, il faudra un adaptateur Nikon F vers L. Le cadrage restera celui d’un 180 mm. Sur un capteur APS-C, l’angle de champ correspondrait environ à un 270 mm en équivalent 24×36. Sur capteur M4/3 il deviendra un 360mm et donc, nécessitera une bonne stabilisation du boîtier.
Pour la vidéo, la mise au point manuelle est à la fois son avantage et sa limite (elle sera considérablement plus précise avec l'ajout d'un Follow focus) . La bague est agréable pour effectuer un suivi lent. L' objectif ne transmettant pas les informations de distance ou d’ouverture à un boîtier moderne. Il faut donc prévoir :
une adaptation avec bague Nikon F vers Leica L ou F vers M4/3 (pour mon cas), ou selon le format du capteur du boîtier utilisé et de sa monture.
une mise au point avec loupe et focus peaking ;
idéalement une cage avec un follow focus et l'ajout d'un moniteur extérieur, si vous filmez des sujets mobiles.
A 180 mm, le moindre mouvement est fortement amplifié (alors à 360mm, n'en parlons pas). Pour des oiseaux ou animaux , la stabilisation du Lumix S1 peut aider, mais elle ne remplace pas un support stable. Dans mon cas, sur capteur M4/3, associée à l'exellente stabilisation 5 axes du OMD E M1 mark II, je l'utilise dans la configuration de la photo en debut d'article, ainsi que sur pied.
Le principal défaut (pour certains) est l’absence d’autofocus (ce qui n'est pas mon cas).
Autres limites :
pas de stabilisation optique ;
distance minimale de 1,8 m, insuffisante pour la macro, mais idéale pour la proxi ;
poids proche de 800 g ;
diaphragme à commande mécanique ;
pas de transmission électronique ;
flare possible en contre-jour malgré le pare-soleil intégré ;
Un conseil : il faudra travailler en manuel et en isos automatiques(comme dans la plupart des cas, en animalier).