La Saltique des villages & celle, de nos tourbières de moyenne montagne!

Saltique (non déterminée)"peut-être une Heliophanus?" - Laspialade

Celle des milieux humides!

 

 

Sur les tourbières de l'Artense, elle cohabite aussi aux côtés de l'Agiope frelon, la Tétragnatha extensa, mais aussi avec d'autres, vivant et chassant dans les grandes herbes, comme la reine incontestée, la Dolomède fimbriatus.

 

Sa minuscule taille en fait une araignée discrète, et seul le hasard, ou encore la volonté de la trouver, fait qu'il est possible de l'observer et de la photographier.

Cette minuscule araignée, au demeurant très craintive, est d'une curiosité sans borne. Après une attitude craintive, elle se révèle intriguée par ma présence, et est parfaitement capable de remonter le long d'une tige de Prêle, et me regardera dans les yeux, me demandant presque, ce que je fais là...

 

Tout en elle et dans son comportement est un facteur de discrétion, sa taille (moins de 5mm), sa couleur, et sa manière de chasser (à vue), mais aussi son pouvoir de vous observer sans être vu.

Je m'explique, cette araignée est née avec un système de vision hors du commun.

Dotée de huit yeux, comme ses congénères, elle possède deux yeux énormes orientables dans tous les sens, ayant la faculté de zoomer, pour mieux vous apercevoir de très loin.

Ces deux "billes" énormes ont le pouvoir de se déplacer horizontalement et verticalement. Cependant, encore plus fort, la rétine de chaque oeil, est capable d'avancer ou reculer, ce qui lui permet de voir la scène, comme je pourrai la voir avec un zoom, sur mon appareil photographique. Ce qui me fait penser à chaque fois à "l'arroseur arrosé".

Une autre particularité assez troublante chez cette arachnide, est la faculté à dégager des émotions quand elle regarde le photographe observateur que je suis. Si, si, je ne plaisante pas, faites l'expérience et vous verrez, vous n'en ressortirez pas indemne. Cette petite araignée est dotée d'une certaine intelligence, que l'on n'observe que peu souvent, chez l'ensemble de ses congénères, comme celles qui tissent des toiles.

 

Comme la prédatrice suprême, la Dolomède, elle ne tisse pas de toile (la comparaison s'arrêtera là), elle opte pour une technique de chasse propre à la famille à qui elle appartient (les Salticidae). Elle chasse en sautant sur ses proies, c'est la chasse au gros gibier, certains disent à courre. Les proies de sa taille, ne lui font pas peur.

Ses pattes arrière, très courtes et très puissantes, lui permettent de se propulser en un bond, 40 fois supérieur à sa propre taille.

Pas toujours encline à réussir ses sauts, la bête n'est pas folle et s' assure à la manière d'un alpiniste, avec un fil de soie unique, qui lui permet, le cas échéant, de remonter à son point de départ, si toutefois elle avait mal apprécié la distance de son saut.

Celles des villages de nos montagnes!

La Salticus scenicus (chevronée).

 

Celle-ci, vit sur les rochers et murets ensoleillés, sur les bords de nos chemins de randonnée, ou encore sur les murs de nos refuges, comme Meige-Costes.

De la même taille que celle des tourbières, en période de reproduction, on peut facilement observer les mâles à la recherche d'une compagne. On pourra le reconnaître assez aisément, et ceci à l'aide de l'observation de ses chélicères monstrueux et de ses organes copulateurs sur ses pédipalpes.

Autre paramètre de détermination, seul Salticus scenicus, a deux taches blanches sur son céphalothorax, comme visibles sur certaines images, ainsi que trois bandes larges, transversales, sur son abdomen.

 

Heliophanus cupreus - Saltique cuivré
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