Le VERDON, la Mecque de l'escalade rocheuse. Falaises mythiques, les gorges du Verdon ne sont plus à présenter. Offrant des voies de plus de 350 mètres, le verdon coule paisiblement environ 800 mètres plus bas. Sensations garanties.

 

 

 Le nouveau Topo de Marc CHALIER & Gérard MONNERON

" Escalades dans le massif du SANCY".

 

 

 

 

 

 

 

 

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La RANCUNE, la Mecque de l'escalade Auvergnate. Une dent d'une centaine de mètres de hauteur, offrant des voies engagées et équipées pour la plupart à demeure. Cette falaise est la référence en Auvergne. Elle se situe en plein milieu de l'auge glaciaire de la vallée de Chaudefour, dans la Réserve Naturelle du même nom.  Elle offre des voies allant de la cotation 5C avec un pas de 6A, pour la voie normale, jusqu'aux cotations dépassant le 7C pour certaines, notamment pour celles situées en face Nord.

 

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La Réserve Nationale Naturelle de la Jaquette. Cliquez sur la falaise!
 

Le MONT-KENYA sur 360°.

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 Août 1983,  le Mont-KENYA est un volcan érodé, qui se dresse isolé au dessus de la savane environnante. Il possède un caractère particulier. Le sommet présente un escarpement d'une hauteur de 800 mètres, implanté sur un socle de 90 kilomètres en forme de dôme. Autour, de profondes vallées s'y enfoncent. La faune et la flore y sont extraordinaires. Une épaisse forêt couvre ses pentes et ce, jusqu'à l'altitude de 3000 mètres.

A Nairobi, le temps est gris et maussade, comparable à un temps d'automne. Précisons qu'en hémisphère sud, les saisons sont "inversées", c'est la période hivernale sur le massif du Mont-KENYA. Nous logeons dans les quartiers populaires de la capitale. Des fenêtres de notre chambre, nous pouvons entendre le brouhaha incessant et l'agitation continuelle, témoignant de la vie trépidante des africains de ces quartiers. Il est temps de partir visiter Nairobi. Cette ville d'Afrique, est assez originale, avec ses tours rondes, ses grattes-ciel, ses allées fleuries de Bougainvillées. La périphérie ressemble à la plupart des villes africaines "sale, pauvres et parfois sordides". Je suis très impressionné par la saleté dans laquelle pataugent et vivent les habitants de ces quartiers populaires. Le climat de Nairobi varie peu tout au long de l'année, il est tempéré pendant la journée, froid au court de la nuit et rappelle celui des Alpes en été. Nairobi, se situe à l'altitude de 1600 mètres et sa population en 1983 était d'environ 800 000 habitants.

Lobélia.
Passereau, camp de base MACKINDER, 4141m.

Nous sommes en possession de toute la nourriture achetée en France sous la forme "lyophilisée", nous décidons d'améliorer l'intendance avec des fruits du pays (bananes au goût incomparable, fruits de la passion, mangues et autres fruits courant que nous achèterons au marché couvert de Nairobi). A cet instant, je suis frappé par l'achalandage de tous ces fruits, accompagnés de gerbes de fleurs, parfaitement rangé par "famille", offrant à nos yeux une harmonie de couleurs et à notre odorat, une multitude de parfums savoureux.

 

 Aujourd'hui,le lendemain, nous partons pour NARO-MORU, point de départ pour le camp de base, le MACKINDER, situé à l'altitude de 4141 mètres. Après 150 kilomètres de route défoncé, nous arrivons à RIVER-LODGE et essayons d'entrevoir le sommet convoité (le BATIAN). Il est recouvert d'une épaisse couche de nuages, nous laissant malgré tout, deviner son imposante structure. Nous en sommes éloigné d'environ 30 kilomètres à vol d'oiseau.

Le lendemain, troisième jour, nous montons en 4X4, par la piste de la teléki-Valley en direction de la station météo. Après avoir franchi la porte du National-Park et renseigné les formalités d'usages, nous arrivons à la fameuse station, située à l'altitude de 3048 m. C'est en fait, le point de départ de notre balade.

Porteur, sur les prairies de Lobélies, avant le camp de base, le MACKINDER 4141m.
DAMAN des rocher.

Après une nuit quelque-peu agitée, quand je pointe mon nez hors de la tente, en regardant sur ma gauche, je me rends compte que les "buffalos" sont venus nous rendre visite au petit matin, étant donné le nombre de bouses fraîches qui nous entourent... Sans plus attendre, nous plions nos tentes, puis déjeunons. Il est 8h30, nous partons pour la deuxième étape, en direction du camp de base, le MACKINDER. Voilà seulement trois jours que nous sommes partis et nous sommes déjà à une altitude respectable. Après la traversée d'une zone de forêt équatoriale, nous débouchons sur une énorme tourbière de pente (tourbière motteuse), le fameux bourbier décrit par David Belden dans "Alpi-Rando" d'Avril 1979.

 

 Cette année la saison des pluies se prolonge, et sept heures de marche seront nécessaire pour atteindre le camp de base.  Nous avons pataugé parfois jusqu'aux genoux, pendant deux heures dans l'ambiance glauque de cette tourbière (un vrai cauchemar). Les porteurs n'ont apparemment éprouvé aucune difficulté dans ce genre de terrain et sont déjà loin. Maintenant, mon sac se fait sentir sur mes épaules, le souffle est plus court, l'altitude fait son œuvre, nous sommes à plus de 4000 mètres.

Le Nelion, 5188m, en redescendant de la pointe LENANA, 4985m, sur KAMI-Hut, par le Grégory Glacier.

Ce matin nous préparons nos sacs et nous partons en direction du refuge AUSTRIAN-HUT. Pour cela, il nous faut gravir 700 mètres de dénivelée, pour dormir à 4700 mètres. Le départ est donné, pour une approche longue dans des éboulis morainiques verglacés. Notre acclimatation se fera en effectuant le tour du massif. Sur ce périple de 360° sur le Mont-KENYA, nous effectuerons l'ascension de la Pointe LENANA, 4985 mètres, sommet satellite des sommets principaux, le BATIAN, 5199 mètres et le NELION, 5188 mètres. Ce sommet ne comporte aucune difficulté, et c'est un sommet idéal pour les trekkeurs, souvent pris pour le sommet du Mont-KENYA par les agences locales peu scrupuleuses.  Déjà, nous ressentons la fatigue liée à l'altitude et à la rigueur des conditions météo du moment. A cet instant, chacun semble perdu dans ses pensées. Il est 19h30 et mes maux de tête sont bien là, de plus en plus tenaces. Il fait froid et décidément, la météo n'est vraiment pas de la partie...

 

Ce matin, il fait toujours très froid et le soleil semble ne pas vouloir montrer le bout de son nez. J'arpente en ce moment le LEWIS GLACIER, qui nous mènera après plusieurs passages de crevasses sans difficultés majeurs, à la base de la barre rocheuse, dernier rempart avant le sommet.

Après une très courte escalade, me voici au sommet, près de la croix ( Février 1993, cette croix a disparue et a été remplacée par le croissant de lune). La vue sur la muraille orientale du NELION est grandiose. Au sommet j'aperçois un cube de deux mètres sur deux et d'une hauteur d'environ un mètre, c'est le Bivouac HOWELL. Ce bivouac est accroché à l'aide de câbles minuscules, sur le sommet, au bord de la face orientale. Il s'avèrera un lieu  salvateur pour nous quatre, lors de la nuit passée au sommet du NELION, suite à l'ascension des Couloirs DIAMOND et WINDOW, quelques jours plus tard, et avant de redescendre par la voie MACKINDER.

En direction du col ARTHUR, 4600m, vers le refuge TWO TARN, situé à l'altitude de 4500m.

Du sommet de la pointe LENANA, nous redescendons en direction du refuge de KAMI-HUT, coté versant Nord-Est. Au refuge, l'après-midi s'écoule tranquillement et pendant que chacun s'accupe comme il le peu, je n'éprouve plus aucun maux de tête. Ils ont disparu! L'acclimatement est en train de se réaliser, il ne reviendrons plus. Nous dégustons notre thé et nous sommes rejoins par deux grimpeurs Du "club Alpin KENYAN", qui descendent de la face Nord-Est du Batian, après avoir réalisés l'ascension par la voie normale (voie au cheminement complexe et "relativement" engagée. Nous en profitons pour leur  demander des renseignements sur les conditions météo à venir, et sans hésiter un seul instant, nous répondent "qu'elle est GOOD!". Malheureusement, nous déchanterons dans les jours qui suivent, car leurs prévisions étaient à la hauteur "à cette époque", de celles de Météo-France. Il faut expliquer que sur ce massif, la météo est plutôt capricieuse. Généralement, il fait un temps découvert le matin, jusqu'à 11h00, puis, le ciel se couvre et les nuages viennent s'agglutiner sur le BATIAN et le NELION. Le ciel se dégage de nouveau vers 16h00.

 

Il est 18h00, la nuit tombe. Après un solide repas, nous nous glissons dans nos duvets avec le secret espoir de passer une bonne nuit. Pour nous, une journée s'achève, pour les mulots, elle commence, et c'est la fête!...

Claude n'a pas l'air d'apprécier le culot dont fait preuve l'un d'eux en se promenant sur son visage, sans aucune vergogne. Un autre a moins de chance, il vient de tomber dans un récipient vide et a toutes les peines du monde pour en ressortir. Après une bonne tranche de rigolade, Marc se lève, non sans rouspéter, et le tire d'embarras en le mettant dehors.

Celui-ci ne se fait pas prier et détale à toutes vitesses hors du refuge. Nous allons pouvoir enfin dormir... Si Marc veut bien arrêter de rigoler?

 

Dernier jour pour fermer la boucle du tour, nous partons en direction du col ARTHUR, où Marc et moi, ferons l'ascension de l'arête Nord-Nord-Est de la pointe PETER,  4757 mètres de "caillasses" et nous filerons en direction, de notre point de départ, le camp de base MACKINDER, en passant   entre  HAUSBERG Tarn et OBLONG Tarn.

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