La Pointe PETER, 4757 mètres de "caillasse".

Kami hut, ce matin, Marc BURGER et moi,  préparons nos sacs, pour partir en direction de la pointe Peter, sommet satellite du Batian, sur le tour du mont Kenya. Nous préparons notre matériel d'escalade, trimballé dans nos sacs depuis maintenant quatre jours. Nous avons décidé d'escalader l'arête Nord-Nord- Est, partant du col HAUSBURG et rejoingnant son sommet sur un long et instable fil de rasoir, parsemé de blocs en équilibres, qui ne demandent qu'à tomber à la moindre maladresse de notre part.

Cette arête ne présente à priori que peu de difficulté, si ce n'est encore une fois, le coté peu engageant qu'elle représente à nos yeux.

Nous sommes au Col, nous laisserons sur place nos sacs et une partie de notre "matos" que nous n'emmènerons pas dans notre ascension. Les deux premières longueurs ne présentent que peu de difficultés. Tout au long de cette ascension, nous ferons attention à chaque geste, pour ne pas déclencher avec la corde qui nous relie, la chute de blocs en équilibre instable sur tout le parcours. C'est une arête magnifique et "relativement"  aérienne, offrant tout de même de très mauvaises conditions de rocher. Le rocher est peu sûr, mais après en avoir pris l'habitude, ce rocher nous offre quelques belles sensations. Voilà sept longueurs que nous grimpons et après une huitième, relativement courte, nous voici au sommet. Nous sommes à 4757 mètres.

Pour la petite histoire, en débouchant sur le sommet, nous ne sommes pas seul, deux grimpeurs Catalan  pas très "sympas", ne nous adresseront  la parole à aucun moments.

J'aurai l'occasion de doubler ces deux grimpeurs (toujours, pas très "sympathiques"), sur le Darwin Glacier au départ du couloir Window quelques jours plus tard.

Nous étions certainement fait pour nous rencontrer, mais pas pour partager...

Marc BURGER, sur l'arête sommitale.

De cet endroit, la face nord du BATIAN, 5199 mètres est impressionnante. Avec nos yeux nous parcourons l'intégralité de la voie classique de la face et échangeons quelques points de vue sur la difficulté de cette paroie. Cette voie normale emprunté par deux alpinistes Kényan, rencontré la veille à Kami-Hut, nous donnent envie et ne nous fait pas oublier qu' il faut maintenant descendre.

La descente se fera en empruntant plusieurs rappels posés à l'aide d'anneaux de cordelette et sur un éboulis à l'apparence délicate, jusqu'à notre point de départ.

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